Refaire sa façade, c'est l'occasion de changer de couleur. Mais le choix ne se fait pas seulement selon ses goûts : la mairie, la technique et l'environnement de la maison comptent aussi. Voici nos repères après 10 ans de chantiers dans le Territoire de Belfort.
Beaucoup de communes encadrent les couleurs de façade dans leur plan local d'urbanisme (PLU). Certaines proposent même un nuancier officiel. Dans un secteur protégé, près d'un monument historique par exemple, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France peut aussi être nécessaire.
Avant de tomber amoureux d'une teinte, renseignez-vous en mairie. Cela évite un refus de votre déclaration préalable de travaux.
Sur une isolation thermique par l'extérieur, l'enduit est posé sur un isolant. Une couleur très foncée absorbe beaucoup de chaleur au soleil, ce qui fait travailler l'enduit et peut provoquer des fissures.
Sur une ITE, les fabricants limitent les teintes trop sombres. Si vous aimez les couleurs foncées, on peut les réserver aux soubassements, aux encadrements ou aux volets.
Une façade réussie, c'est un ensemble cohérent. Prenez en compte :
Une couleur ne rend pas pareil sur un petit échantillon et sur 150 m² de mur en plein soleil. Elle paraît en général plus claire une fois appliquée sur une grande surface. Demandez à voir un échantillon sur place, à différents moments de la journée.
Pour vous faire une première idée, essayez notre outil Ma façade en couleur : visez votre maison avec votre téléphone et testez les teintes directement dessus.
Les tons clairs et naturels (blanc cassé, sable, gris clair, beige) restent intemporels et marquent moins les salissures que le blanc pur. Une couleur plus affirmée peut très bien fonctionner en touche : un soubassement anthracite ou une bande décorative.
On vous conseille sur place, gratuitement, avec des échantillons.